C’est une magnifique rétrospective que propose en ce moment le musée de la Vie romantique. Romanesque et sentiments lyriques sont au rendez-vous de cette exposition consacrée à l’Italie. Pour l’occasion, les collections du Petit Palais se sont transportées dans le IXe arrondissement : une sélection de tableaux signés par des artistes français entre 1600 et 1850 a été prêtée au musée de la Vie romantique. Tous prennent pour thème l’Italie.
Cet événement permet de découvrir une profusion de ruines romaines, de déesses et de paysages plus romantiques les uns que les autres. On y apprend que de tout temps le voyage d’Italie fut le parcours obligé des jeunes peintres en quête d’inspiration (notamment des lauréats du prix de Rome), des poètes, des écrivains. Une centaine d’œuvres sont exposées (peintures, dessins, estampes, sculptures), de Fragonard à Hubert Robert en passant par Joseph Vernet, Vien... La vision romantique que les Français ont de l’Italie au XIXe siècle se poursuit avec Granet, Prud’hon ou encore Corot. Parmi les œuvres rares sont présentées d’étonnantes aquarelles que Charles Garnier, l’architecte de l’Opéra de Paris, réalisa à la Villa Médicis après avoir remporté le grand prix de Rome (section architecture). On y trouve aussi deux sculptures du jeune Carpeaux ainsi qu’une vingtaine de céramiques et bronzes antiques.
Jusqu’au 17 janvier 2010. Musée de la Vie romantique Hôtel Scheffer-Renan 16, rue Chaptal 75009 Paris Métro Saint-Georges ou Liège, bus 67, 68… Ouvert tous les jours sauf le lundi de 10 h à 18 h. Plein tarif: 7€. Tél. 01 55 31 95 67.
Le musée de l’Orangerie s’intéresse aux enfants modèles comme thème dans la peinture. Les enfants permettent aussi de mieux connaître l’entourage des peintres : les modèles sont souvent choisis parmi leurs proches. Pourtant rares sont les expositions sur ce sujet… probablement par crainte de tomber dans la petite histoire et de donner un accent trop anecdotique aux rétrospectives.
Bien qu’il soit difficile de ne pas les représenter de la manière mièvre, les enfants sont très présents dans la peinture et la sculpture. Ce sont les fils et filles des sculpteurs Paul Belmondo, Petit ou Carrière, les enfants de peintres comme Cézanne, Claude Monet, Auguste Renoir ou Maurice Denis, croqués à leur insu ou posant. Ce sont les enfants de la Belle Époque, les petits Nabis, Fauves ou cubistes, ou des jeunes de notre temps, en jeans et baskets, comme Claude et Paloma, les enfants de Pablo Picasso et de Françoise Gilot, ou encore Jean-Paul Belmondo ou Pierre Arditi qui ont laissé des écrits racontant ces séances de pose parfois interminables. Pour les faire patienter, l’artiste leur donnait un jouet, une poupée ou un cheval de bois; des jouets que l’on retrouve dans cette exposition qui rassemble une centaine de tableaux.
Jusqu’au 8 mars 2010. Musée national de l’Orangerie Jardin des Tuileries 75001 Paris Métro Concorde, bus 42, 52, 94… Parkings: Concorde ou Jardin des tuileries. Ouvert tous les jours sauf le mardi de 9 h à 18 h. Plein tarif : 9,50 €. Renseignements au 01 44 77 80 07.
À une encablure de la gare Montparnasse se trouve le musée Bourdelle, grand par la taille et l’importance de la collection. Il accueille actuellement une exposition intitulée « Isadora Duncan (1877-1927), une sculpture vivante ». La danseuse Isadora Duncan fut l’une des sources d’inspiration du sculpteur Antoine Bourdelle (1861-1929). Il suffit pour s’en convaincre de jeter un œil sur la foule de dessins que le maître a réalisés de son prestigieux modèle.
L’exposition retrace d’abord la vie et la carrière d’Isadora, ses voyages, l’école qu’elle a fondée, le style qu’elle a créé, sa gestuelle très particulière. Une section présente des sculptures, peintures et dessins de Bourdelle ou de Rodin. Un film d’époque montre Isadora en train de danser en plein air. Un troisième volet s’intéresse à ses inspirations, au premier rang desquelles la Grèce antique dont les vases et bas-reliefs ont beaucoup inspiré la gestuelle de la danseuse californienne. Celle-ci mourut tragiquement en 1927 quand son écharpe se prit dans les roues de sa voiture. L’exposition rassemble 35sculptures, 25 peintures, 150 dessins, 100 photographies, des costumes…
Jusqu’au 14 mars 2010. Musée Bourdelle 18, rue Antoine-Bourdelle 75015 Paris. Métro Montparnasse ou Falguière, bus 28, 48, 58… Ouvert du mardi au dimanche de 10 h à 18 h. Fermé le lundi et les jours fériés. Plein tarif : 8 €. Tél. 01 49 54 73 73.
Place au faste au Muséum national d’histoire naturelle ! À lui seul, le lieu vaut une découverte et si en plus, au passage, vous faites un détour par la ménagerie du jardin, alors là, il y a de quoi occuper les enfants tout un après-midi.
La galerie de géologie et de minéralogie présente actuellement une exposition consacrée à l’or des Amériques. L’occasion de rappeler la fascination et l’obsession qu’a toujours engendrées le fabuleux métal dans l’esprit des hommes, aventuriers bien ou mal intentionnés. Depuis la nuit des temps, l’or fascine. C’était déjà le cas dans les civilisations américaines. Conquérants, explorateurs, pionniers ont bouleversé leur vie et celle des autochtones, provoquant la colonisation, la création de villes éphémères, l’immigration ou la ruine. L’or a dominé le marché mondial durant quatre siècles. Au Muséum national d’histoire naturelle, vous saurez tout sur son histoire, la minéralogie, les civilisations précolombiennes, la conquête espagnole, la ruée vers l’or, ses utilisations actuelles… L’exposition présente plus de 200 objets rares, vidéos, photos dans une mise en scène séduisante et parfaite pour les enfants.
Jusqu’au 11 janvier 2010. Muséum national d’histoire naturelle 36, rue Geoffroy Saint-Hilaire 75005 Paris. Métro Jussieu, Austerlitz, bus 63. Ouvert tous les jours sauf le mardi de 10 h à 18 h. in tarif : 8 €. Tél. 01 40 79 54 79.